Quand l’auteur vient voir sa pièce …

Quand l’auteur vient voir sa pièce …

C’est avec beaucoup de plaisir, mais forcément un peu d’appréhension, que nous avons accueilli ce samedi soir Eric Pessan pour la troisième représentation des noces de Brigittes. Partagez avec nous ses impressions …

Il y a deux ans, lorsque Emmanuel Tudeau est venu me voir pour me proposer d’écrire une pièce avec trois contraintes (80 comédiens de tous âges, les années 70, et l’action devra se passer dans des voitures), j’ai accepté parce que le pari m’amusait, et parce que je vis quelque part dans un petit village du sud de la Loire, dans le vignoble nantais, et que des compagnies amateures s’intéressent à mon travail me touche.
Depuis ce week-end la pièce se joue. Plus de cent personnes travaillent aux noces de Brigitte. J’y étais hier : l’émotion, le rire, tout fonctionne. Les spectateurs par petits groupes s’approchent d’une voiture, quelques privilégiés peuvent monter sur les sièges arrière lorsqu’il y a de la place, et le spectacle se joue dans une proximité terrible. Peu à peu, de voiture en voiture, l’histoire se déploie : Brigitte se marie, donc, mais personne ne sait avec qui. Nous sommes le 26 avril 1975, Hier Mike Brant est mort – et qui se souvient que l’on parla d’un assassinat politique du Mossad ? – aujourd’hui, Brigitte se marie. Les années 70 sont un formidable miroir de l’époque contemporaine : en 2000 la révolution prolétarienne sera peut-être accomplie et on vivra sans doute sur des bases lunaires.

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Il reste encore quelques places pour les représentations du week-end prochain, n’oubliez pas de réserver : Les noces de Brigitte

Les noces de Brigitte racontées par le metteur en scène…

Les noces de Brigitte racontées par le metteur en scène…

Depuis plus de 18 mois, nous préparons notre prochain spectacle présenté début juin à Gorges. En quelques mots, peux-tu nous le présenter ?

L’idée de départ : j’avais envie de faire un spectacle sur un embouteillage, des gens bloqués dans des voitures et amener les spectateurs à voir ce qui se passe et se dit à l’intérieur.
Puis, est venue l’idée du mariage et le choix de situer le spectacle dans les années 70.
Ensuite, nous avons cherché un écrivain pour s’associer au projet et écrire le texte. Je connaissais Eric pessan pour avoir travaillé avec lui et monté un de ses textes : « Dépouilles ». Le choix s’est fait avec l’équipe de la commission artistique (Françoise, Régine Florence, Bénédicte et moi même)

Tu coordonnes la commission artistique. Quel est son rôle et comment a-t-elle travaillé sur ce projet ?

Nous avons rencontré Eric Pessan qui était ok. Trois mois plus tard, nous avions les 24 textes (incroyable performance de l’auteur) qu’il a fallu couper afin que le spectacle ne soit pas trop long. Nous avons créé des circuits et organisé un casting géant car il nous fallait plus de 80 personnes (un challenge).
Après 2 samedis d’auditions, nous avons choisi les comédiens, établi la distribution ce qui a occasionné de longues soirées de travail avec toute l’équipe artistique. Une fois que les comédiens nous ont donné leur accord, nous avons fait la 1ère lecture début juillet ; ce fut un grand moment à 75 personnes.
De mon côté, j’ai écrit les textes pour les guides et les dames aux fenêtres, le bal et les musiciens, le tout corrigé et validé par l’équipe.

Le casting a eu lieu en mai 2017 ; les répétitions ont débuté en septembre. A mi-parcours peux-tu nous faire un point d’étape ?

En septembre 2017, nous avons commencé les répétitions par groupes de voitures, puis les guides, les femmes aux fenêtres et le travail avec les musiciens qui feront partie intégrante du spectacle.
À chaque répétition, ce sont des comédiens différents, des scènes différentes, c’est un travail  passionnant. Nous répétons maintenant dans les voitures.
Évidemment, compte tenu du grand nombre de comédiens, la gestion demande beaucoup de temps, notamment gérer les absences, les défections (maladies, problèmes personnels et professionnels) mais le plaisir est plus grand.
Le metteur en scène travaille aussi avec les décorateurs, les techniciens et les costumières, sans compter la gestion du spectacle avec le CA, ce qui nécessite de nombreuses rencontres.

… et une deuxième interview le mois prochain !